Depuis l'âge de quatorze ans, Caroline a de très, très gros seins. Elle n'est donc pas fâchée, vingt ans plus tard, de devoir en subir l'ablation pour des raisons de santé. Passe encore, se dit-elle d'abord, il y a pire. Qu'importent les préjugés, les regards gênants, les commentaires cruels : forte de ses lectures féministes, elle assumera son sort. Sauf que pas de seins du tout, ça fait un peu vide. D'autant plus qu'il y a Pierre... Pierre sans qui l'air sent moins bon, Pierre qui lui donne les joues roses et le sourire facile.